Gerhard Löbenberg était un peintre allemand spécialisé dans la chasse et la faune sauvage. Il a étudié aux académies des beaux-arts de Königsberg (Prusse) et de Berlin. Son père était le garde forestier Luis Adolf Löbenberg. Il a trouvé ses premiers sujets dès son enfance, puisqu’il a grandi dans une maison forestière à Gemkenthal, un hameau d’Altenau dans le Harz. Il a publié son premier dessin à l’âge de 18 ans dans le magazine Wild und Hund. Outre les ours et les sangliers, les cerfs élaphes étaient l’espèce de gibier qu’il affectionnait particulièrement. Sur le site web du Musée régional de Prusse orientale, qui lui a consacré une exposition en 2004, on peut lire qu’il « savait […] mieux que quiconque faire ressortir la physionomie individuelle des cerfs. De nombreuses autres espèces animales témoignent de son grand souci du détail et de son sens de l’observation ».
Mais une ombre plane également sur l'œuvre de Löbenberg, qui s'est illustré pendant la période nazie en tant que « peintre attitré » du maréchal du Reich et maître de chasse du Reich Hermann Göring. Göring aurait notamment été enchanté par la représentation idéalisée de lui-même dans un portrait (1939) et aurait confié d'autres commandes à Löbenberg. Dans la Rominter Heide, devenue réserve de chasse d’État, Löbenberg peignit la plupart des motifs représentant des cerfs, le plus souvent d’après les trophées. Il représentait toutefois toujours les animaux dans leur habitat naturel. Göring nomma Löbenberg chargé de mission pour l'art cynégétique et les expositions au sein de l'Office de la chasse du Reich. À ce titre, il organisa l'Exposition internationale de la chasse à Berlin à l'automne 1937.
Löbenberg fut exproprié en 1945 et s'enfuit vers l'Ouest. Là-bas, grâce au soutien d'amis, il put s'installer dans une maison forestière et poursuivre son travail artistique. À sa mort, le 19 août 1967, l'œuvre de Gerhard Löbenberg comptait environ 2 000 pièces.
